Accueil > La ville > Sites archéologiques > Les restes de la muraille

Sites archéologiques de la ville de GUELMA

Les restes de la muraille

Au démarrage de la construction, sur les ruines de Calama, de ce qu’on a appelé le nouveau village, noyau de la ville actuelle, au milieu du 19e siècle, on a fixé au projet les limites du site antique, près du quart de la superficie étant la portion occupée par les militaires.

Les vestiges se trouvent à trois angles saillants de l’ancien périmètre du côté où son tracé côtoyait la dépression au fond de laquelle coulait ce qui était Oued Skhoun.

Le plus apparent se situe au point où se rencontrent le bas de la rue HABBACHE Chérif et le haut de la rue AISSANI Saïd. Sa plate-forme domine le marché du boulevard SALEM Mohamed (ex-volontariat) et constitue un véritable belvédère sur le paysage, au nord de la ville. C’est un des cinq anciens bastions de la fortification qui entourait la ville, jusqu’au début du 20e siècle quand elle avait cinq portes.

Les deux autres lui sont équidistants. Il a celui de la rue Belhaouès Med à l’ouest et celui du parc du théâtre romain à l’est.

La muraille joignait le redan de l’ouest, du côté nord, à la porte appelée bâb ksamtina en longeant le bas de l’ex- rue Barberousse et descendait le premier tronçon de la rue Habbache Chérif. Le deuxième tronçon de cette rue permettait à la muraille de joindre l’accès indiqué au bastion faisant office de terrasse, ( pris comme premier point de repère) et pour joindre ce dernier à bâb Skikda, la muraille descendait l’ex-rue des Numides. De cette dernière porte au théâtre romain, c’est la rue BOUHAFS A.S. qui servait de limite. De l’angle saillant englobant une partie du parc au théâtre romain, la muraille longeait l’actuel boulevard SOUDANI Boudjemaa dont le croisement avec l’avenue du 1er novembre indique l’emplacement de bâb Annaba. De cette artère qui s’appelait précisément « boulevard des remparts », et à l’embranchement de la rue Emir Abdelkader, la muraille remontait jusqu’au square et à la caserne laissant à l’extérieur tout le quartier de l’ancien stade (ou cité des frères SABOUNE ), l’immeuble à 7 étages, la place 19 mars, la poste, l’E.C. Med ABDOU, l’hôtel des finances, la Sonelgaz, etc.

Du côté ouest, la muraille englobait un espace recevant actuellement la cité BENBERKANE Djamila et l’ancien château d’eau désigné à l’époque par « Sahrij », et rejoignait, à quelques dizaines de mètres, un autre redan qui se trouvait près de l’emplacement actuel du lycée Abdelhak BENHAMOUDA qui aurait été à l’extérirur. De là, la muraille longeait les deux rues TOUAHRI Amar et BENCHEIKH Keblouti (séparées par bâb souk) pour refermer la boucle à l’angle ouest de la caserne, près du carrefour situé entre le haut de l’avenue du 1er novembre et l’école Tarik Ibn Ziad.

M.-L. GASMI

Veuillez saisir votre eMailVeuillez corriger votre eMail
ok

Faites-vous connaître

Faites-vous connaître sur le Web !

Les messages des internautes

Les messages de nos internautes

Nos publications

Découvrez nos publications