A l’origine botanique, la ville ayant encouragé la culture des multiples espèces de plantes, une fois l’espace acquis par ses soins auprès de l’autorité militaire au 19e siècle, le square a servi à l’installation du premier musée de plein air pour récupérer toutes les collections. archéologiques en provenance des sites de la région, recueillis lors des fouilles, au début du 20e siècle aussi bien à la toute proche Thibilis, qu’à Thubursicu Numidarum et Madauros dans l’actuelle wilaya de Souk Ahras.
Un ouvrage édité en 1909 à Paris, par E. Leroux (sous le titre de « musée de Guelma » ayant pour auteur un certain de Pachtère) en donne une description très détaillée.
Après avoir séjourné depuis 1904, date de création du musée, dans des allées ombragées, calmes et protégées par une clôture en fer forgé bien fonctionnelle, les collections ont connu certaines péripéties après l’achèvement des travaux de rénovation entrepris, dès 1986, dans divers endroits (y compris le square), la ville étant devenue Chef-lieu de wilaya depuis plus d’une décennie et devant répondre aux normes urbanistiques d’ouverture procurant un cadre de vie accueillant.
La nécessité de sauvegarder les objets exposés dans des conditions ne comportant que des risques s’étant accrue, il est devenu indispensable d’en assurer le transfert dans un endroit approprié.
Le promeneur peut encore trouver, au square, ce qui n’a pu être déplacé et consistant en un temple et en une colonnade.
Pour le temple, les gens de Guelma, d’un certain âge, se souviennent de l’ancienne statue qu’il abritait et qui a fini par obtenir, dès le milieu du 20e siècle, une place très retirée dans les dépendances de l’aile gauche du théâtre romain.
C’est le buste colossal de Jupiter sur fond de mosaïque dorée. La tête et le torse taillés dans du marbre de Paros, selon de Pachtère, ont été trouvés près de la curie à Khamissa.
Quant à la colonnade, elle comprend sept colonnes avec diverses autres pièces.
Cinq colonnes sont placées en ligne droite. A chaque extrémité, la position d’une autre colonne constitue un angle droit.. L’assise formant presque un rectangle fait office de dé à toutes les colonnes et de support également à de petites stèles avec un certain nombre de fragments.
Les fûts de colonnes, assemblant trois tronçons bien joints, sont lisses. Aucun n’a conservé l’astragale marquant sa limite supérieure et celle du chapiteau. Les bases, différentes les unes des autres, proviennent certainement, à l’instar des autres éléments du reste, de diverses fouilles. Elles ont conservé leurs tores séparés par les scoties. Les chapiteaux, d’ordre corinthien, sont au nombre de six, la colonne extrême du côté de la rue M.-T. Séridi n’en ayant pas. Leurs tailloirs, rosettes, volutes et feuilles d’acanthe ont souvent cédé à l’usure du temps.
M.-L. GASMI